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le 28 aout 2008

Les tenants de la commercialisation de l’eau devraient retourner à leurs cahiers selon le Conseil des Canadiens

Ottawa – Le rapport de l’Institut économique de Montréal sur la vente de l’eau douce québécoise est trompeur et mal informé selon le Conseil des Canadiens. Le rapport de l’Institut, qui fait la promotion de la vente de l’eau douce du Québec, se fonde sur le mythe de ressources hydriques abondantes, mythe discrédité par un nombre croissant d’études dont le récent rapport d’Environnement Canada qui parle d’une crise de l’eau imminente au Canada.

« L’Institut économique de Montréal devrait retourner à ses cahiers. Nous vivons en fait une pénurie d’eau au Canada », de dire Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens et auteur de Blue Covenant: The Global Water Crisis and the Coming Battle for the Right to Water. « En déplaçant de grandes quantités d’eau, nous accélérerions la désertification alors que nous vivons un réchauffement climatique et que le secteur public devrait plutôt se préoccuper de conservation de l’eau. »

Le Conseil des Canadiens, qui considère l’eau comme un droit et une ressource publique, s’oppose à ce que l’on fasse de l’eau une marchandise. L’organisme avance que le commerce de l’eau en limiterait l’accès à ceux qui peuvent payer.

« Nous savons que les États-Unis font des pressions pour importer l’eau canadienne », a souligné Meera Karunananthan, responsable de la campagne nationale de l’eau du Conseil des Canadiens. « Si le Québec lève l’interdiction sur l’exportation en vrac de l’eau, les autres provinces seront forcées de faire de même en vertu de l’ALENA. »

L’ALENA définit l’eau comme un « service » et un « investissement », ce qui augmente sa vulnérabilité aux pressions des investisseurs étrangers. Si le Canada permet le détournement de ses eaux à l’extérieur de ses frontières à des fins industrielles, les investisseurs étrangers devront obtenir le même « traitement national » que les entreprises canadiennes. Le Canada n’interdit pas l’exportation en vrac. Il existe cependant une interdiction provinciale volontaire qui peut être levée n’importe quand par n’importe quelle province. Une telle interdiction serait alors contestée en vertu de l’ALENA. Au cours des dernières années, la Colombie-Britannique, l’Ontario, le Québec et Terre-Neuve ont toutes envisagé l’octroi de licences pour l’exportation en vrac de l’eau.

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Pour plus de renseignements :
Dylan Penner, Agente des médias, Conseil des Canadiens : 613-233-4487 poste 249;

       
 

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