COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
le 27 février 2008
Le premier ministre Harper devrait rejoindre les demandes américaines de retrait de l’ALENA, selon le Conseil des Canadiens
L’annonce d’hier du ministre des Finances Jim Flaherty voulant que le gouvernement Harper consacre 29 millions $ à renforcer le partenariat nord-américain va à l’encontre des demandes multipliées provenant du Canada, des États-Unis et du Mexique pour la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain et le retrait du Partenariat nord-américain sur la prospérité et la sécurité, selon le Conseil des Canadiens.
Alors que les candidats à l’investiture démocrate Barack Obama et Hillary Clinton critiquent ouvertement l’Accord de libre-échange nord-américain pour la faiblesse de ses normes environnementales et de ses normes de travail, le Conseil des Canadiens demande que le gouvernement canadien repense son engagement dans une relation commerciale qui place les profits des entreprises avant l’intérêt public et l’environnement.
« Le gouvernement a ici une occasion de reconnaitre que l’ALENA et le Partenariat nord-américain sur la prospérité et la sécurité ont nui à notre capacité à protéger l’environnement, les programmes sociaux et les droits du travail », a dit la présidente nationale du Conseil des Canadiens, Maude Barlow. « En continuant à défendre l’Accord existant, malgré les critiques grandissantes provenant du Canada, des États-Unis et du Mexique, le gouvernement Harper montre à quel point il est à la solde du milieu des affaires. »
Hilary Clinton et Barack Obama ont tous deux déclaré qu’ils se retireraient de l’ALENA six mois après leur accession à la présidence advenant l’échec d’une renégociation en profondeur de l’Accord, dont le controversé mécanisme de règlement des différends.
Tout à l’opposé, le ministre Flaherty a vanté hier l’ALENA comme source de prospérité en Amérique du Nord et a déclaré que les entreprises canadiennes doivent continuer de bénéficier des avantages commerciaux de l’ALENA, si elles veulent se tailler une place sur les marchés nord-américains et mondiaux.
Le Conseil des Canadiens fera valoir son point de vue à la Nouvelle-Orléans en avril alors qu’il se joindra à d’autres groupes de justice sociale et de défense de l’environnement pour s’opposer au sommet du Partenariat nord-américain sur la prospérité et la sécurité qui y réunira les chefs d’État du Canada, des États-Unis et du Mexique.
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Pour plus de renseignements:
Dylan Penner, Agente des médias, Conseil des Canadiens : 613-233-4487 poste 249;
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